Taijie Matsue : Cell

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Bien que ce soit une réalité que la photographie, dans son momentané et son calme, permet au spectateur de voir des informations et des relations qui autrement passeraient inaperçues. Avec l’avènement de la photographie numérique, les niveaux auxquels les données sont enregistrées permettent une matrice complexe de couches d’information. Dans ce contexte, la façon dont nous voyons l’image — là où nous attirons notre attention — peut l’emporter sur la totalité de la photographie elle-même. Dans cet ensemble de travaux, Matsue Taiji utilise ce qu’il appelle le « super rognage » pour supprimer une partie de ses photographies, limitant ainsi notre attention sur un certain carré d’information, qu’il est dans ce contexte une « cellule, » la plus petite dénomination de composant.
Dans le texte d’accompagnement du livre, le critique photo Shimizu Minoru dit, « Il y a un sentiment que ce que nous pouvons voir à l’heure actuelle n’est qu’une petite partie de l’ensemble des données visuelles potentielles. » Néanmoins, il y a un évitement intentionnel de la spécificité. Alors que les poses et les gestes sont discernables, les détails des visages restent juste au-delà de l’identification. Ce qui en résulte alors est une forme de topologie des humains et de leurs environnements, nous permettant un moment de nous voir comme de petites spécifications tout à fait ignorant que nous sommes observés de loin; surveillés par quelqu’un ou quelque chose dépendant de la garniture. Au lieu des numéros de page, le titre (ou code) de chaque plaque apparaît en minuscule type placé dans le centre vertical exact de l’image, renforçant subtilement la position et l’alignement des axes ; entretien entre Minoru Shimizu et Taijie Matsue, photos en couleurs.

Though it is a truism that photography–in its momentariness and stillness–allows the viewer to see information and relationships that would otherwise go unnoticed. With the advent of digital photography, the levels to which data is recorded allow for a complex matrix of information layers. Within this, how we view the image– where we bring our attention–can trump the totality of the photograph itself. In this body of work, Matsue Taiji uses what he calls « super trimming » to excise out one part of his photographs thereby constraining our attention on a certain square of information, which he in this context is a « cell, » the smallest component denomination. In the book’s accompanying text, photo critic Shimizu Minoru says, « There is a feeling that what we can see at present is only a small portion of the total potential visual data. » Nonetheless, there is an intentional avoidance of specificity. While the poses and gestures are discernible, the details of the faces remain just beyond identification. What results then is a form of topology of humans and their environments, allowing us a moment to see ourselves as small specs quite unaware that we are being watched from a distance; watched by either someone or something depending on the trim. In lieu of page numbers, the title (or code) for each plate appears in minuscule type placed in the exact vertical center of the image, subtly reinforcing the position and alignment of axes.

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Informations complémentaires

Etat du livre Neuf
ISBN 13 9784903545356
Photographe

Ville

Auteur(s)

Editeur

Date d'édition

Poids 800 g
Dimensions 26 × 25 cm
Nombre de pages 108 pages
Reliure Relié
Langues anglais