Dolorès Marat : Mezzo voce

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New-York, Palmyre, Avignon, les transports suburbains, le désert ou les rives, il n’y a pas de lieu pour photographier. On est ici aux antipodes du reportage, de la préméditation, et pourtant c’est bien le monde qui paraît, son absurde, ses combinaisons hasardeuses ou divines, sa densité, ses vibrations humaines, animales, minérales. Son art d’être là plutôt que de ne pas être. L’art aussi de guetter et de recevoir de Dolorès Marat, qui jamais ne retouche ni ne recadre. C’est aussi ce qu’on peut sauver, malgré tout, par cette empreinte dérobée dans l’errance, la divagation.La solitude affecte tout : une statue, une bête en cage, un mendiant, un acteur, un nuage. Elle est ici est la frappe d’une singularité, le miracle d’une aura restituée en ces temps d’objets stéréotypés et de foules subjuguées par leur image, ignorantes du minuscule étonnement d’une présence.
Ces photographies sont le plus souvent prises au jour naissant ou au crépuscule sinon sous la lune, parfois dotées d’un flou qui souligne une vision plutôt qu’un compte-rendu, versant les images dans une vapeur fuligineuse d’où elles semblent émerger comme du profond de la Nuit ; accompagné par un texte de Lionel Bourg : Ce que disent tout bas de si belles images, photos en couleurs.

Disponible sur commande

Informations complémentaires

ISBN 13 9791091902472
Photographe

Ville

Auteur(s)

Editeur

Date d'édition

Poids 950 g
Dimensions 31 × 24 cm
Nombre de pages 96 pages
Reliure Relié
Langues français