1ère édition tirée à 250 exemplaires / 1st edition of 250 copies.
Invitée en résidence à Chartres-de-Bretagne, la photographe Géraldine Lay a posé son regard singulier sur le territoire communal.
Fidèle à son approche documentaire empreinte de poésie, elle explore les marges du quotidien et les instants suspendus qui tissent la trame invisible des lieux.
La série réalisée durant cette résidence témoigne d’une attention aux détails, aux visages croisés dans l’espace public ou semi-privé. Géraldine Lay photographie comme on écrit une histoire, en laissant volontairement des vides, des silences, pour mieux inviter à la projection. Les images capturées à Chartres-de-Bretagne jouent sur l’ambiguïté du réel : les personnages semblent parfois posés, parfois saisis à la volée, comme entre deux mouvements.
[…] La vie préurbaine – son atmosphère ordinaire – est semblable à une épaisseur de neige tombée sur nos pavillons, insonorisant toute forme de vie qui pourraient s’en échapper, mais cloisonnant la vie singulière de chacun de ses habitants comme les agissements de putains dans un bordel. Chacune de ses “franchises
individuelles“, – avec leurs décorations neutres et standardisées – (…) hébergent des fictions insondables et jamais sondées. Il nous reste ces notes que nous tenons depuis des mois, suggérant des visages et des paroles, autrement dit le potentiel de fictions qui se nouent derrière chacune de ses baies vitrées. […] -Éric Chauvier















