En 1855, pour la première fois, le corps d’une femme assassinée est photographié, ce qui va permettre d’identifier la victime, puis de confondre le coupable, le tueur en série Dumollard.
Avec Bertillon, à la fin du xixe siècle, la photographie devient scientifique : portraits anthropométriques et fixation des scènes de crime inaugurent l’ère moderne, avec de réels succès.
Ces techniques françaises s’exportent rapidement : des bulletins de police criminelle circulent à travers le monde, donnant une nouvelle vie à l’avis de recherche. Mais y a-t-il vraiment des » gueules d’assassin « , ou la photographie judiciaire ne rend-elle pas tout le monde terriblement patibulaire ?
Bruno Fuligni, écrivain, historien, maître de conférences à Sciences-Po, est l’auteur de quarante livres sur l’histoire politique et policière de la France. Il a constitué une importante collection de criminologie, des placards de la royauté aux avis de recherche du FBI.









