Beatriz Banha : Midday Moon

Photographe Banha Beatriz
Cette série de la photographe portugaise Beatriz Banha parle d’une lumière qui ne vient pas du soleil, une lumière qui influence le regard et révèle de nouvelles possibilités dans l’idée de réalité. C’est sa tentative de faire remonter à la surface une dimension infra-sensible, non directement palpable. Comme si les choses éclairées par cette lumière avaient acquis une caractéristique onirique qui les déconnectait du monde réel. En même temps, il y a un sentiment constant de déplacement, de distance et d’intimité avec le monde dans sa propre orbite. Ses photographies montrent des couleurs vives, des contrastes saisissants et des ombres profondes. Ses sujets sont des animaux, des scènes urbaines oubliées, des fruits, des curiosités, etc.

This series by Portuguese photographer Beatriz Banha is about a light that does not come from the sun, a light that influences the gaze and reveals new possibilities in the idea of reality. It is her attempt to bring to the surface an infra-sensitive, a dimension that is not directly palpable. As if the things illuminated by this light acquired a dreamlike characteristic that disconnected them from the real world. At the same time, there is a constant sense of displacement, distance, and intimacy with the world in its own orbit. Her photographs show bold colours, stark contrasts, and deep shadows. Her subjects are animals, forgotten urban scenes, fruits, oddities, and more.

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Tout comme la lune, qui ne projette pas sa propre lumière mais reflète celle du soleil, les photographies de Midday Moon semblent représenter le monde, mais sont en fait un écho de l’univers particulier de Beatriz Banha.

C’est un monde vu de travers : les mains à mi-geste, les textures à moitié révélées, les objets à la fois tactiles et déplacés. La présence de Banha est constante mais jamais centrale. Elle opère juste en dehors du cadre, comme un satellite maintenu en orbite. Les lieux qui l’ont formée, la maison dans laquelle elle a grandi, les territoires à Évora et autour d’Évora, les scènes de tous les jours et les espaces familiers — sont tous touchés par quelque chose d’inconnu : l’agence de la photographie. Flash met en relief les surfaces tout en jetant le doute sur leur signification. Les obstacles entravent notre reconnaissance des figures dans les portraits. Les natures mortes Lush semblent emballées dans des sacs en plastique. Les scènes semblent assez réelles, mais elles semblent légèrement détachées, comme éclairées par une source surnaturelle.

La Lune de midi pourrait être une étude dans la perception. Une sorte de lunaire où l’on voit rarement la lune, mais plutôt ce qu’elle illumine : un monde éloigné d’elle-même. Un récit insaisissable, également éloigné et affectueux, de la relation entre le monde réel et celui de Banha, dans lequel la photographie agit comme notre interprète.

Much like the moon, which does not cast its own light but reflects the sun’s, the photographs in Midday Moon appear to represent the world, but are, in fact, an echo of Beatriz Banha’s particular universe.

This is a world seen askew: hands mid-gesture, textures half-revealed, objects both tactile and out of place. Banha’s presence is constant but never central. She operates just outside the frame, like a satellite held in orbit. The places that formed her, the house she grew up in, territories in and around Évora, everyday scenes and familiar spaces — are all touched by something unfamiliar: the agency of photography. Flash brings surfaces into sharp relief while casting doubt on their meaning. Obstacles impair our recognition of figures in portraits. Lush still-lives appear gift-wrapped in plastic bags. The scenes appear real enough, yet they feel slightly detached, as if lit by an otherworldly source.

Midday Moon might be a study in perception. A kind of lunary where the moon is rarely seen, but rather what it lights up: a world estranged from itself. An elusive account, equally distanced and affectionate, of the relationship between the real world and Banha’s own, in which photography acts as our interpreter.

Poids 350 g
Dimensions 17 × 24 cm
Date d'édition

EAN

9788894895797

Editeur

,

Photographe

Spécifité

Ville

,

ISBN 9788894895797
Langue(s) anglais
Nombre de pages 84
Reliure Broché