Painted Frames est une série de travaux peu connue du regretté Malick Sidibé. Connu comme « l’Œil de Bamako », Sidibé a documenté avec une intimité sans égale la vie, le style et l’énergie du Mali post-indépendance. Ses photographies iconiques en noir et blanc — de la jeunesse exubérante des salles de danse de Bamako aux sujets sûrs d’eux posant dans son studio — saisissent une nation en train de se définir à un moment de profonds bouleversements sociaux et culturels.
Painted Frames réinvente cet héritage en associant les portraits emblématiques de Sidibé à de vifs cadres peints à la main, réalisés en collaboration avec l’artiste et des artisans maliens locaux vers la fin de sa vie. Ces cadres n’étaient pas de simples ornements, mais de véritables objets fonctionnels — souvenirs et symboles de statut, offerts, échangés, chéris et partagés. Ils reflètent la joie, la fierté et l’affirmation de soi des sujets de Sidibé, rappelant que sa photographie fut avant tout une pratique sociale, conçue pour célébrer l’interconnexion des peuples, des cultures et des identités africaines.
Cette série tardive met en lumière l’engagement durable de Sidibé à célébrer la modernité culturelle du Mali, en soulignant ses œuvres comme des vecteurs dynamiques de transmission sociale plutôt que comme des objets d’art fétichisés. En superposant des bordures peintes aux portraits photographiques, Sidibé a apporté une richesse nouvelle à son travail, renforçant son rôle de célébration de l’échange social, tout en accomplissant un geste curatorial par lequel il rassemble les œuvres les plus importantes de son vaste et diversifié corpus en une explosion jubilatoire de couleurs et d’affirmation ; ouvrage édité par Sarah Chaplin Espenon, avec un essai d’Amy Sall.
Painted Frames is a little-known collection of works by the late Malick Sidibé. Known as the ‘Eye of Bamako,’ Sidibé documented the lives, style, and energy of post-independence Mali with unparalleled intimacy. His iconic black-and-white photographs, from the exuberant youth of Bamako’s dancehalls to the self-assured subjects in his studio, captured a nation defining itself in a moment of profound social and cultural change.
Painted Frames reimagines this legacy, blending Sidibé’s hallmark portraits with vivid, hand-painted coloured frames created in collaboration with the artist and local Malian artisans toward the end of Sidibé’s life. These frames were not mere embellishments but functional objects — keepsakes and symbols of status, gifted, circulated, cherished and shared. They reflect the joy, pride, and self-expression of Sidibé’s subjects, reminding us that his photography was always a social practice first and foremost, designed to celebrate the interconnectedness of African people, culture, and identity.
This late series highlights Sidibé’s enduring commitment to celebrating Mali’s cultural modernity, emphasising his works as dynamic pieces of social transmission rather than fetishised art objects. By layering painted borders with photographic portraits, Sidibé brought a new richness to his work, amplifying its role as a celebration of social exchange, while also serving as a curatorial gesture in which he gathered together the most important works from his diverse and expansive œuvre into a jubilant burst of colour and affirmation ; edited by Sarah Chaplin Espenon, With an essay by Amy Sall.










































