Livre Épuisé. Exemplaire état Neuf.
Par une chaude matinée de printemps en 1999, au milieu de la campagne aérienne de l’OTAN contre la Yougoslavie, les forces de sécurité et paramilitaires serbes ont attaqué le petit village de Cuska, près de la ville de Pec dans l’ouest du Kosovo. Des soldats avec des visages peints et des masques ont rassemblé la population et les ont forcés à se rassembler au centre du village. Les femmes, les enfants et les personnes âgées ont été séparés de tous les hommes qui n’avaient pas réussi à fuir. Les villageois ont été menacés et volés de leur argent, bijoux et papiers d’identité. Vingt-neuf hommes ont été divisés en trois groupes et emmenés dans trois maisons distinctes, où ils ont été pulvérisés avec des armes automatiques. Chaque maison a ensuite été incendiée et laissée à brûler. Ce récit d’enquête captivant sur le massacre établit la vérité de ce qui s’est passé à Cuska, approfondit notre compréhension des crimes de guerre et met en lumière le monde des paramilitaires qui commettent des massacres de civils au nom de l’État. Les événements de Cuska sont emblématiques de la destruction de centaines d’autres villages à travers le Kosovo. Mais dans ce cas, il y avait une différence : dans chacun des trois groupes d’hommes, il y avait un survivant qui a réussi à ramper hors de chacune des maisons en feu. Eux, et beaucoup d’autres présents ce jour-là, ont raconté leur histoire à Human Rights Watch, une organisation de recherche et de plaidoyer qui surveille les abus dans plus de soixante-dix pays à travers le monde.
Fred Abrahams a scanné sur son ordinateur portable des photographies des forces de sécurité serbes qu’elles ont apparemment laissées derrière elles lorsqu’elles se sont retirées du Kosovo, et les a montrées aux victimes, qui ont identifié les auteurs. Avec un essai d’Eric Stover et une collection de photographies saisissantes de Gilles Peress sur l’exil et le retour des Albanais du Kosovo dans leurs maisons et villages, ce livre présente une histoire captivante aux multiples facettes, d’une profondeur et d’une complexité inégalées. Une dernière section de « autoportraits » pris par les troupes et paramilitaires serbes contient la clé pour comprendre comment les forces serbes ont pu envahir autant de territoire en si peu de temps ; édité avec l’organisation The Human Rights Watch, photographies de Gilles Peress, textes de Carroll Bogert, Eric Stover et Fred Abraham, photos en n.b. et en couleurs.
Livre Épuisé / Out of Print Book. Copy as New.
On a warm spring morning in 1999, in the midst of NATO’s air campaign against Yugoslavia, Serbian security and paramilitary forces descended on the small village of Cuska, near the western Kosovo city of Pec. Soldiers with painted faces and masks rounded up the population and forced them to assemble in the center of the village. The women, children, and elderly were separated from any men who had not managed to flee. The villagers were threatened and robbed of their money, jewelry, and identification papers. Twenty-nine men were divided into three groups and taken into three separate houses, where they were sprayed repeatedly with automatic weapons.Each house was then set on fire and left to burn. This gripping investigative account of the massacre establishes the truth of what happened in Cuska, deepens our understanding of war crimes, and sheds light on the world of paramilitaries who carry out mass killings of civilians in the name of the state. The events in Cuska are emblematic of the destruction of hundreds of other villages throughout Kosovo. But in this case there was a difference: in each of the three groups of men there was one survivor who managed to crawl from each of the burning houses. They, and many others present that day, told their stories to Human Rights Watch, a research and advocacy organization that monitors abuses in more than seventy countries around the world.
Fred Abrahams scanned into his laptop photographs of Serbian security forces apparently left behind when they withdrew from Kosovo, and showed them to victims, who identified the perpetrators. With an essay by Eric Stover and a collection of arresting photographs by Gilles Peress of the exile and return of Kosovar Albanians to their homes and villages, this book presents a riveting, multifaceted story of unmatched depth and complexity. A final section of « self-portraits » taken by Serbian troops and paramilitaries holds the key to understanding how Serb forces were able to overrun so much territory in so little time.







