Harry Callahan : Eleanor

Livre Épuisé / Out of Print Book.

Exemplaire état Neuf / Copy as New.

Catalogue de l'exposition organisée au High Museum of Art d'Atlanta du 8 septembre au 9 décembre 2007 qui présente une magnifique rétrospective de l'œuvre de Harry Callahan autour de la figure centrale d'Eleanor, sa compagne et son modèle préféré.

Catalogue of the exhibition held at the High Museum of Art in Atlanta from September 8 to December 9, 2007, presenting a magnificent retrospective of Harry Callahan’s work centered on the figure of Eleanor, his partner and favorite model.

Étude expérimentale de l’épouse d’un photographe, utilisant des silhouettes en noir et blanc, des expositions multiples et des compositions abstraites, reliant la vie domestique à la forme photographique moderne. Experimental study of a photographer’s wife used black-and-white silhouettes, multiple exposures, and abstract compositions, linking domestic life to modern photographic form. « Je voulais photographier la personne pour laquelle j’avais des sentiments. Il ne suffisait pas de simplement photographier un nu. » "I wanted to photograph the person for whom I had feeling. It wasn’t enough just to photograph a nude."

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Livre Épuisé. Exemplaire état Neuf.

Eleanor de Harry Callahan retrace une étude soutenue de son épouse, Eleanor Knapp, menée de 1941 à 1963, réalisée à Detroit, New York, Chicago, Port Huron, dans l’Indiana, ainsi qu’à Aix-en-Provence en 1957-1958.

À partir de ce postulat intime, le projet examine comment une relation privée peut structurer une recherche formelle menée tout au long d’une vie. Sur fond de tournant de l’après-guerre s’éloignant de la documentation sociale, Callahan traite la vie domestique comme un terrain d’expérimentation pour la photographie moderniste, conciliant expérience personnelle et rigueur formelle. Les influences de l’exigence artisanale défendue par Ansel Adams et du long portrait de Georgia O’Keeffe par Alfred Stieglitz ont contribué à légitimer l’attention prolongée de Callahan à un sujet unique. L’œuvre suggère qu’un sujet personnel peut porter une résonance plus large sans recourir à une psychologie narrative.

Visuellement, le travail oscille entre proximité et distance. Nous rencontrons Eleanor tantôt comme une présence occupant presque tout le cadre, tantôt comme une figure minuscule se détachant sur des horizons lacustres, des trames urbaines ou des parcs boisés. Parmi les procédés récurrents figurent les silhouettes, les intérieurs en contre-jour et la réduction de l’échelle tonale vers des noirs et des blancs tranchés. Des tirages en high key, des mises au point superficielles ou instables, ainsi que des alignements graphiques de verticales et d’horizontales rendent la figure à la fois spécifique et emblématique. Même lorsqu’elle n’est pas entièrement visible — visage détourné, traits masqués — Eleanor constitue un point de stabilité au sein de champs par ailleurs abstraits de lumière, d’eau et de nature.

Sur le plan technique, Callahan recherche une grande liberté formelle à travers des outils et des procédés variés. Il travaille avec une chambre 8 × 10 sur trépied pour les études de rives de lac, tout en utilisant des appareils 35 mm et moyen format, changeant de format pour recalibrer rythme et perspective. De nombreuses images sont des tirages gélatino-argentiques à contraste prononcé ; les expositions multiples — souvent réalisées directement à la prise de vue — superposent la figure à des paysages ou à des fenêtres.

Le projet accompagne l’arrivée de Callahan en 1946 à l’Institute of Design de Chicago, où son enseignement contribue à la professionnalisation de l’enseignement photographique. Des présentations majeures — des premières mises en avant de la série aux rétrospectives ultérieures telles que Pictures of Eleanor (expositions itinérantes dans les années 1980) et Harry Callahan: Eleanor (High Museum, 2007 ; RISD, 2008-2009) — en ont consolidé le statut. L’œuvre est conservée dans de grands musées et est souvent citée comme ayant contribué au repositionnement de la photographie américaine d’après-guerre vers l’abstraction, le processus et la vie intérieure ; sous la direction de Julian Cox, avec une préface de Michael E. Shapiro, une introduction d’Emmet Gowin, un avant-propos et des textes de Julian Cox, ainsi qu’un entretien avec Eleanor Callahan, photos en n.b.

Out of Print Book. Exemplaire état Neuf.

Eleanor by Harry Callahan traces a sustained study of his wife, Eleanor Knapp, from 1941 to 1963, made in Detroit, New York, Chicago, Port Huron, Indiana, and during 1957–58 in Aix-en-Provence.

Building on this intimate premise, the project examines how a private relationship can structure a lifetime’s inquiry into form. Against the backdrop of postwar shifts away from social documentation, Callahan treats domestic life as a testing ground for modernist photography, aligning personal experience with formal rigor. Influences from Ansel Adams’s advocacy for exacting craft and Alfred Stieglitz’s extended portrait of Georgia O’Keeffe helped justify Callahan’s sustained attention to a single subject. The work suggests that personal subject matter can carry broader resonance without relying on narrative psychology.

Visually, the work oscillates between closeness and distance. We encounter Eleanor as a near‑frame‑filling presence and as a diminutive figure set against lake horizons, city grids, or wooded parks. Recurrent strategies include silhouettes, backlit interiors, and the reduction of tonal range toward stark blacks and whites. High‑key printing, shallow or unstable focus, and graphic alignments of verticals and horizontals render the figure both specific and emblematic. Even when not fully seen—face averted, features obscured—Eleanor provides a stabilizing point within otherwise abstract fields of light, water, and nature.

Technically speaking, Callahan pursues great formal freedom through varied tools and processes. He worked with an 8×10 view camera on a tripod for lakeshore studies, alongside 35mm and medium‑format cameras, shifting formats to recalibrate pace and perspective. Many images are gelatin silver prints printed with pronounced contrast; multiple exposures—often executed in‑camera—layer the figure with landscapes or windows.

The project accompanied Callahan’s move in 1946 to the Institute of Design in Chicago, where his teaching helped professionalize photographic education. Key presentations—from early series showcases to later surveys such as Pictures of Eleanor (1980s touring exhibitions) and Harry Callahan: Eleanor (High Museum, 2007; RISD, 2008/09)—consolidated its standing. The work is held by major museums and is often cited as contributing to the repositioning of postwar American photography toward abstraction, process, and interior life ; edited by Julian Cox, foreword by Michael E. Shapiro, introduction by Emmet Gowin, preface and text by Julian Cox, conversation with Eleanor Callahan.

Poids 1500 g
Dimensions 26,5 × 31 cm
Date d'édition

Auteur(s)

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EAN

9783865214645

Editeur

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Photographe

Spécifité

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Ville

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ISBN 9783865214645
Langue(s) anglais
Nombre de pages 160
Reliure Relié