Agnès Geoffray : Elles obliquent, Elles obstinent, Elles tempêtent

Publié à l'occasion de l'exposition aux Rencontres d'Arles du 7 juillet au 21 septembre 2025 et au Musée des Beaux-Arts Le Locle (MBAL) en Suisse du 11 octobre 2025 au 1er mars 2026.

Published on the occasion of the exhibition at Les Rencontres d’Arles from 7 July to 21 September 2025 and at Musée des Beaux-Arts Le Locle (MBAL) in Switzerland from 11 October, 2025 to 1st March, 2026.

Le vocabulaire photographique de la rébellion des « mauvaises filles ».

La photographe explore le thème de la résistance et de la subversion à travers des images mettant en scène des jeunes femmes objets de stratégies de surveillance ou de redressement des corps. Elle s'inspire des archives sur les écoles de préservation de Cadillac, Doullens et Clermont-de-l'Oise, lieux d'enfermement des filles considérées inéducables, qui ont été fermées définitivement en 1952.

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Donnant vie à des récits invisibilisés, Agnès Geoffray incarne dans ses images la révolte universelle des femmes créant ainsi le vocabulaire photographique de la rébellion des « mauvaises filles ». Inspirée par le travail de l’historienne Véronique Blanchard (Mauvaises filles, Textuel, 2016), l’artiste met en scène des jeunes femmes seules ou en groupe, objet de stratégies de surveillance et de redressement des corps. Mais aussi des jeunes filles dont les visages et postures incarnent des gestes d’opposition, de révolte, de dissidence et de solidarité.

Considérées comme « déviantes », « vicieuses », « inéducables » ou « perdues », des milliers de jeunes filles ont été placées sur décision de justice dans des écoles dites « de préservation », institutions publiques carcérales pour mineures fondées à la fin du XIXe siècle dont les portes n’ont été fermées qu’en 1951.
À partir des archives de ces terribles lieux d’enfermement, l’artiste Agnès Geoffray a créé des images indociles dotées d’une force émancipatrice extraordinaire, mettant en scène les stratégies de surveillance et de redressement des corps tout comme les gestes de révolte, de dissidence et de solidarité des jeunes filles. Ponctué de textes de l’historienne de l’art Vanessa Desclaux qui conjuguent cette démarche artistique avec d’autres récits de luttes, cet ouvrage redonne voix et corps aux « mauvaises filles », les réhabilitant comme sujets politiques de leur histoire – qui est aussi la nôtre ; photos en n.b. et en couleurs.

Poids 950 g
Dimensions 21 × 29,5 cm
Date d'édition

Auteur(s)

Editeur

EAN

9782386290794

Spécifité

Photographe

Ville

ISBN 9782386290794
Langue(s) français
Nombre de pages 224
Reliure Broché