Dès 1993, l’Inde entame la construction d’un mur de trois mille deux cents kilomètres la séparant de son voisin bangladais. Qu’il soit fait de béton ou d’une double haute clôture de fil de fer barbelé, il est infranchissable et sévèrement gardé. Gaël Turine, qui s’intéresse à la notion de séparation entre les peuples et les pays, a mené une longue enquête sur ce mur peu connu, qui détient pourtant la sinistre réputation de constituer la frontière la plus dangereuse et la plus sanglante du monde. La quasi-totalité des victimes sont des Bangladais qui, pour des raisons économiques, familiales, sanitaires ou environnementales, tentent d’échapper à l’extrême pauvreté et à la surpopulation démesurée de leur pays. Pour ce travail inédit et particulièrement exemplaire, Gaël Turine, membre de l’agence VU’ a obtenu le Prix spécial du meilleur reportage photo décerné par l’AFD (Agence française de développement).
Photo Poche N° S19 : Gaël Turine ; le mur et la peur, Inde-Bangladesh
Une sélection de photographies prises de part et d'autre du mur de séparation entre l'Inde et le Bangladesh, édifié en 1993, qui rend cette frontière particulièrement dangereuse. La plupart des victimes sont des Bangladais qui tentent d'échapper à l'extrême pauvreté de leur pays.
Pour ce travail inédit portant sur le mur de séparation édifié en 1993 entre l’Inde et le Bangladesh, le photographe belge Gaël Turine a reçu en 2013 le Prix spécial du meilleur reportage photo de l’Agence française de développement.
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