Rita Lino : Replica

Photographe Lino Rita
1ère édition tirée à 750 exemplaires.

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1ère édition tirée à 750 exemplaires.

« Replica » suggère une nouvelle lecture du corps et du modèle comme une image pure, un outil pur, sans référence à aucune identité représentative, ignorant ainsi la société contemporaine d’aujourd’hui de ce que le soi devrait être.

Rita Lino se réfère fortement au photographe américain du milieu du siècle, William Mortensen, qui affirme qu’un corps est simplement considéré comme « une machine qui a besoin d’ajustements ». Selon Mortensen, le corps doit être à la base, « la représentation de la personnalité et de l’émotion […] est non pertinente et trompeuse ». Il y a une certaine déshumanisation dans l’approche de Mortensen au modèle, un retour du corps à un objet sans signification, devant la caméra. Mortensen voyait les modèles comme de l’argile qui forme l’image, un corps n’était articulé que par l’intention de l’opérateur. Il voulait dépouiller la figure de son émotion et de sa personnalité, afin que nous, en tant que public, puissions considérer le corps comme un accessoire formé et regarder l’image comme l’essence, et non le sujet.

Dans le cas de Rita Lino, elle est le modèle, la photographe, le sujet et l’image en même temps. Elle est en contrôle complet. Elle a trouvé un moyen de se soustraire à la représentation et de réduire son propre corps à un objet et à une image purs, presque comme une machine. Replica’ est une manifestation de la compréhension qu’a l’artiste de son rôle devant et derrière la caméra.

La « réplique » est un présage d’un avenir proche dans lequel l’identité se rendra à la machine insouciante d’agrandissement de l’image ; texte de Brad Feuerhelm, photos en n.b. et en couleurs.

‘Replica’ suggest a new reading of the body and the model as a pure image, a pure tool, without referring to any representative identity, hereby ignoring today’s contemporary society of what the self should be.

Lino refers strongly to American mid-century photographer William Mortensen, who states that a body is simply considered to be “a machine that needs adjustments.” According to Mortensen the body must be the basis, “representation of personality and emotion […] are irrelevant and misleading”. There is a certain dehumanization in Mortensen’s approach to the model, a return of the body to an object without meaning, in front of the camera. Mortensen saw models as clay that form the image, a body was articulated only by the operator’s intention. He wanted to strip the figure from its emotion and personality, so that we, as an audience, could consider the body as a formed prop and stare at the image as the essence, and not the subject.

In Lino’s case she is the model, the operator / photographer, the subject and the image at the same time. She is in complete control. She found a way to remove herself from representation and reduced her own body to a pure object and image, almost like a machine. ‘Replica’ is a manifestation of the artist’s understanding of her role in front of and behind the camera.

‘Replica’ is a prescient of an approaching future in which identity will surrender to the carefree machine of image magnification.

Poids 800 g
Dimensions 22 × 29.5 cm
Auteur(s)

Date d'édition

EAN

9789493146792

Editeur

Photographe

Spécifité

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Ville

ISBN 9789493146792
Langue(s) anglais
Nombre de pages 120
Reliure Relié