Comme une fenêtre joyeusement ouverte sur la vie rurale des nomades mongols, les photographies de Taemin Ha racontent avant tout l’histoire d’une rencontre. Après avoir passé plusieurs mois au sein d’une famille des steppes mongoles, il en capture les rythmes du quotidien partagé. Les portraits d’enfants se déploient au fil des saisons : souverains de ces vastes paysages, ils incarnent un profond sentiment de liberté, en lien étroit avec la nature et les animaux qui les entourent.
Une douceur paisible émane de ses images, où la lumière éclatante du printemps et de l’été succède à l’atmosphère feutrée et enveloppante des hivers neigeux. La lumière — omniprésente dans le travail de Taemin Ha — semble guider chaque scène : qu’elle filtre doucement par la fenêtre d’une yourte ou baigne les jeux d’enfants dans les lacs limpides, elle accompagne chaque geste, chaque regard.
En dialogue avec ces photographies, des poèmes d’Erdenesolongo Batchuluun et Byambajav Gombojav — deux poètes mongols — apparaissent tout au long du livre. Leurs mots créent un nouveau fil de résonance et de sens, offrant une lecture poétique qui approfondit la présence, la mémoire et le temps partagé.
Like a joyful window opened onto the rural life of Mongolian nomads, Taemin Ha’s photographs tell, above all, the story of an encounter. After spending several months with a family on the Mongolian plains, he captures the rhythms of their communal daily life. Portraits of children unfold through the seasons: sovereigns of these vast rural landscapes, they embody a profound sense of freedom, intimately connected to nature and the animals around them.
A peaceful softness radiates from his images, where the bright light of spring and summer follows the hushed, enveloping atmosphere of snowy winters. Light—ever-present in Taemin Ha’s work—seems to guide each scene: whether gently filtering through the window of a yurt or bathing children’s games in clear lakes, it accompanies every gesture, every gaze.
In dialogue with these photographs, poems by Erdenesolongo Batchuluun and Byambajav Gombojav—two Mongolian poets—are woven throughout the book. Their words intertwine with the images to form a new thread of connection and resonance, offering a poetic lens that deepens the sense of presence, memory, and shared time.

























