Avant de devenir photographe, Todd Webb a été chercheur d’or, garde forestier, courtier en bourse, marin et facturier chez Chrysler. Il a emporté toute cette histoire avec lui lorsqu’il s’est installé à New York en 1945 et a passé les quatre années suivantes à réaliser des photographies époustouflantes de l’architecture et des personnages hauts en couleur de la ville.
Son travail est alors salué par les plus grands noms de la photographie – Alfred Stieglitz, Roy Stryker, Edward Steichen, entre autres – sans que cela ne se traduise jamais par une reconnaissance publique ou une stabilité financière.
Todd Webb pensa donc à tenter sa chance à Paris. Au début de l’année 1949, il prend la mer. Très vite, il sillonne les rues de Paris pour réaliser des images documentaires réfléchies et superbement composées avec son appareil 8 x 10. Webb est tombé amoureux du Paris de l’après-guerre : il aime l’intimité de la ville, ses petites rues et ses passages cachés, les colporteurs avec leurs charrettes, les commerçants. Il aime les enseignes peintes à la main sur les façades décrépies des immeubles. Il aime marcher dans les mêmes rues qu’Eugène Atget un demi-siècle plus tôt. Et surtout, il aime la lumière. Todd Webb réalise certaines des photographies les plus mémorables de sa carrière et s’amuse. Il fréquente les grands photographes vivant à Paris – Robert Doisneau, Louis Stettner et Brassai – et devient l’homme à visiter pour les photographes en mission aux États-Unis, comme Robert Frank, Gordon Parks et John Vachon. Les photos de ce livre ne nous montrent pas seulement à quoi ressemblait Paris il y a 75 ans, elles révèlent aussi quelque chose de la vie intérieure du photographe.
Paris : A Love Story 1948-1952 comprend des extraits inédits du journal de Todd Webb et présente 70 photographies en noir et blanc que Webb a prises de 1949 à 1952, alors qu’il descendait dans la rue pour réaliser un film personnel, beau et durable disque de Paris d’après-guerre.
Paris: A Love Story 1948-1952 includes never-before-published excerpts from Todd Webb’s journal and showcases 70 black and white photographs that Webb shot from 1949 to 1952 as he, in part inspired by the work of Eugène Atget, took to the streets to make a personal, beautiful and lasting record of postwar Paris.












