1ère édition tirée à 1200 exemplaires.
Inspirée par Sarah, ancienne garde contre les ours polaires devenue cheffe d’expédition, Catherine Lemblé s’est donné pour objectif de contrecarrer les récits occidentaux dominants qui ont longtemps présenté les régions polaires comme une frontière masculine.
Si une grande partie de l’Arctique est le territoire de peuples autochtones, le Svalbard ne compte pas de population indigène et a souvent été décrit par les regards extérieurs comme un avant-poste lointain et hostile où seuls les hommes les plus endurcis survivent. Dans les archives façonnées par les premières explorations, les femmes sont largement absentes, n’apparaissant que comme de rares exceptions ou comme compagnes. Parallèlement, l’imaginaire occidental a fréquemment féminisé les paysages polaires, les qualifiant de « vierges » et de « stériles » — des corps passifs à conquérir, dompter ou protéger.
Inspired by Sarah, a former polar bear guard and now expedition leader, Catherine Lemblé set out to counter dominant Western narratives that have long framed the polar regions as a masculine frontier.
1st edition of 1200.
While much of the Arctic is home to Indigenous peoples, Svalbard has no Indigenous population and has often been cast by outsiders as a remote, rugged outpost where only the toughest men survive. In the historical record shaped by early exploration, women are largely absent, appearing only as rare exceptions or companions. At the same time, Western imagination has repeatedly feminised the polar landscape as “virgin” and “barren” – a passive body to be conquered, tamed, or protected.
Only Barely Still works in the space between these enduring misconceptions, about women and about the Arctic, and offers a quiet counter-narrative that centres female presence and perspective. Printed on thin, translucent paper, the one-sided spreads leave facing pages blank – yet faint outlines of nearby images shimmer through, creating a quiet space for the reader. Alongside Lemblé’s photographic narrative is a chapter of historical images of women on Svalbard from the archives of the Norwegian Polar Institute, bringing forward a glimpse into the visual history of female presence.
The book also features an essay by Abi Andrews, who traces a lineage of women in Svalbard – from early hunters’ companions to contemporary residents – reframing their roles not as footnotes but as central actors in Arctic life. Weaving together overlooked histories, ecofeminist thought, and the counter-myths of authors such as Ursula K. Le Guin, Andrews asks what the polar story looks like when stripped of its “Heroic Age” trappings. When heroism is not conquest, but endurance, relation, and the quiet choice to leave no flag behind.
Le livre comprend également un essai d’Abi Andrews, qui retrace une lignée de femmes au Svalbard — des compagnes de chasseurs d’autrefois aux habitantes contemporaines — et reconsidère leurs rôles non comme des notes de bas de page, mais comme des actrices centrales de la vie arctique. Entrelançant histoires oubliées, pensée écoféministe et contre-mythes d’autrices telles qu’Ursula K. Le Guin, Andrews interroge ce que devient le récit polaire lorsqu’on le débarrasse des oripeaux de son « âge héroïque » : lorsque l’héroïsme n’est plus conquête, mais endurance, relation et choix discret de ne laisser aucun drapeau derrière soi.


































