Livre Épuisé. Exemplaire état Neuf.
Tour à tour tendre, drôle, perturbant et sublime, l’ensemble des photographies et des textes de Richards s’accorde comme des vers poétiques. Son talent pour saisir l’essence même de la vie contemporaine n’a jamais été aussi perceptible, qu’il s’agisse de représenter un jour de Memorial Day ou un couple de fermiers menacé de saisie. Entre ombre et lumière, Richards forge un portrait vif et singulier de l’expérience américaine.
Eugene Richards dédie cette synthèse de son travail photojournalistique sur les aspects les plus sombres de notre culture à Robert Frank qui, dans The Americans (1959), avait ébranlé la complaisance américaine avec sa vision d’âmes perdues dans un pays plongé dans des ombres déprimantes. Richards propose une vision effrayante et chaotique d’une pauvreté désespérée et d’une violence omniprésente, qui rend les images de Frank presque nostalgiques. Richards est un photographe brillant dont les marques de fabrique sont de travailler extrêmement près de ses sujets et d’adopter des cadrages singuliers produisant des compositions étranges et fascinantes ; personne n’utilise les bords du cadre avec autant de force. Pourtant, ce livre n’est pas totalement abouti. Comparé à Cocaine True, Cocaine Blue (1994), plus ciblé, il semble embrasser un sujet trop vaste. De plus, la sensibilité introspective du texte de Richards affaiblit l’impact véritablement puissant de ses photographies.
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In turn tender, funny, disturbing, and sublime, Richards’s photographs and writing cohere like poetic verses. His talent for rendering the very essence of contemporary life has never before seen so discernable, whether depicting a Memorial Day or a farm couple threatened with foreclosure. From darkness and light Richards forges a vivid and idiosyncratic portrait of the American experience.
Eugene Richards dedicates this summary of his photojournalistic coverage of the bleakest aspects of our culture to Robert Frank, who in The Americans (1959) challenged American complacency with his vision of lost souls in a land of depressing shadows. Richards offers a frightening, chaotic vision of desperate poverty and ever present violence that makes Frank’s pictures look almost nostalgic. Richards is a brilliant photographer whose trademarks are working extremely close to the subject and a kind of quirky framing that results in bizarre, riveting compositions; no one uses the edge of the frame more powerfully. Yet, this book is not wholly successful. Compared with the more focused Cocaine True, Cocaine Blue (1994), it seems to embrace too big a subject. Furthermore, the self-absorbed sensitivity of Richards’ text undermines the truly powerful impact of his photographs.



















