All Eyes On Me est un projet de longue haleine, né de la passion de la photographe parisienne Maï Lucas. Prises entre 1990 et 2010, ses photographies capturent la culture hip-hop et street des communautés afro-américaines et hispaniques de New York, de Jones Beach au Bronx, en passant par Harlem et l’est de New York. Ce sont durant ces années-là que les Afro-Américains et les Latinos des Caraïbes de New York ont pu déployer une puissance créative singulière, forgeant leur propre identité, libre de codes et de normes dominants. Cette expression, profondément enracinée dans les marges, portait une esthétique et une énergie nouvelles, encore intactes par la logique commerciale. Bien avant qu’elle ne soit reprise et reconfigurée par les industries de la mode et du branding — des espaces dans lesquels cette culture a maintenant été diluée, sinon délibérément projetée—elle affirmait une souveraineté symbolique farouchement indépendante. En abordant ses sujets avec respect, empathie et amour, Maï Lucas crée des photographies d’une authenticité palpable, empreintes de grâce et d’humanité profonde. Elle révèle la beauté d’une jeunesse dont la créativité s’exprime autant dans les vêtements de tous les jours et la vie de famille que dans la danse extatique et la fête ; 1ère édition tirée à 1500 exemplaires.
All Eyes On Me is a long-term project, born of the passion of Paris-based photographer Maï Lucas. Shot between 1990 and 2010, her photographs capture the hip-hop and street culture of New York’s African-American and Hispanic communities, from Jones Beach to the Bronx, via Harlem and East New York. These were the years in which New York’s African-Americans and Caribbean Latinos were able to deploy a singular creative power, forging an identity of their own, free from dominant codes and norms. This expression, deeply rooted in the margins, carried a new aesthetic and energy, still untouched by commercial logic. Long before it was taken up and re-configured by the fashion and branding industries — spaces in which this culture has now been diluted, if not deliberately projected — it affirmed a fiercely independent symbolic sovereignty. By approaching her subjects with respect, empathy, and love, Maï Lucas creates photographs of palpable authenticity, imbued with grace and deep humanity. She reveals the beauty of a youth whose creativity is expressed as much in everyday clothing and family life as in ecstatic dance and celebration ; 1st edition of 1500 copies.
























